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Le bateau

Imoca 60 Charal

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L'IMOCA 60 CHARAL

Jérémie Beyou / IMOCA Charal, la vie de couple

En lançant en 2017 la conception puis la construction de l’IMOCA Charal, Jérémie Beyou et le Charal Sailing Team se sont lancés dans un défi technologique à la mesure de leurs ambitions sur le Vendée Globe. « Nous savions que nous pouvions faire un énorme pas en avant en termes de performances par rapport à la génération précédente », confirme le skipper. Qui a poussé les architectes du cabinet VPLP et le bureau d’études du Charal Sailing Team à faire preuve d’audace : « Il était hors de question de mettre le pied sur le frein, ça représentait forcément une prise de risques, mais on a vite montré que le bateau pouvait voler au large en solitaire. » Grâce à des foils de nouvelle génération et à une forme de carène tranchée : « Nous avons essayé de dessiner le bateau un peu comme un multicoque, en allant chercher le maximum de puissance par la taille de nos foils et en minimisant la traînée de la coque », explique le directeur technique Pierre-François Dargnies.

Dès sa sortie de chantier en août 2018, le monocoque argenté a marqué les esprits par l’impression de puissance dégagée, étonnant même ses utilisateurs : « J’avoue qu’on a quand même été surpris par l’attitude et l’altitude du bateau. Se retrouver avec l’étrave 5 mètres au-dessus de l’eau, c’était impressionnant de l’extérieur, mais aussi de l’intérieur », poursuit Jérémie. Depuis, l’IMOCA Charal a sans cesse été optimisé, notamment lors du chantier de début d’année 2020 : étrave modifiée, deuxième version de foils, cockpit fermé, jeu de voiles neuf… aucun détail n’a été négligé sur ce monocoque portant clairement la patte de son skipper.

« C’est clair qu’on ne peut pas le mettre entre toutes les mains, il n’y a peut-être que moi qui arrive à me dépatouiller avec ce bateau, mais il me convient bien », sourit Jérémie. Qui estime désormais former un vrai couple avec son IMOCA Charal : « L’osmose est là, je ne suis ni effrayé ni dépassé par le bateau, il ne m’en fait pas voir de toutes les couleurs et répond bien à ce que je lui demande. Mais c’est aussi parce que j’ai pris le temps de faire du chemin vers lui : j’ai beaucoup navigué pour prendre le temps de le comprendre, c’est indispensable. La confiance est là ! »

Calendrier de construction

Avril
Construction de l'imoca 60 charal : livraison du mât
Mai
Assemblage du pont et de la coque : pontage
Juin
Livraison bome, quille, foils, safrans
Août
Mise à l'eau de l'imoca 60 charal
Sept
Baptême
PEINTRE
RESPONSABLE VOILERIE
ACCASTILLEUR
TECHNICIEN SYSTÈME EMBARQUÉ
STRATIFIEUSE
RESPONSABLE ASSEMBLAGE
STRATIFIEUR
ERGONOME
ARCHITECT NAVAL
INGÉNIEUR NAVAL

RÉMI LEDEZ

« Objectif : retranscrire la puissance et l’élégance de l’IMOCA 60 CHARAL et du projet ! »

Le choix de la décoration du nouvel IMOCA 60 CHARAL

En parallèle du chantier du nouveau bateau, Charal, en tant que partenaire principal de Jérémie Beyou, s’est attelé à la conception du brief décoration de la future « fusée » !

L’allure finale du bateau devra refléter les ambitions du partenariat et devra être en adéquation avec la marque. Force, performance et innovation devront se dégager du monocoque.

Après avoir reçu plusieurs propositions de décoration, c’est finalement l’agence Désigne de Nicolas Gilles qui a été retenue. Charal, Jérémie Beyou et son team ont été convaincus par l’illustration des valeurs de conquête et de robustesse qu’inspire la décoration proposée.

 

La peinture du monocoque

Avant de commencer la peinture du monocoque, plusieurs échantillons de couleurs de peintures et de matières pour le stickage ont été testés afin d’obtenir le meilleur rendu possible et de s’assurer que cela résistera au fil des navigations.

Une fois la décoration totalement validée, les échantillons sélectionnés et le bateau assemblé, l’équipe de CDK et en particulier Rémi Ledez ont pu débuter la peinture du pont et de la coque de l’IMOCA 60 CHARAL. La première étape est le masquage. Elle consiste à venir délimiter les différentes zones et à les protéger des projections de peintures. Une fois les scotchs et bâches bien fixés, Rémi Ledez et son équipe ont pu commencer à peindre le bateau à l’aide de pistolets à peinture. Une fois la peinture bien sèche, ils ont pu procéder au démasquage. Différents adhésifs viendront ensuite compléter la décoration !